Publié par : footixoutils | 16 juillet 2014

Mission : Un isolant sain

Je crois que ce sera le gros challenge de ce chantier ( pour mémoire, assainir la chambre de mon fiston, voir ce post pour la situation générale ) : trouver un isolant sain.
J’ai un doute également sur l’enduit à utiliser pour les plaques de plâtre, mais cela est moins urgent.

Je scie puis démonte donc ma première plaque d’agencement et surprise : voici la laine de verre entre le rez-de-chaussée et l’étage qui pointe le bout de son nez !
Je l’avais un peu oubliée celle-là ! A l’origine, il y en avait 35 cm, elle s’est un peu tassée en 13 ans (elle a été posée pendant l’hiver 2000-2001), pas très étonnant finalement. Ma décision est prise, je l’enlève.

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La première plaque a été déposée – Vue imprenable sur 35 cm de laine de verre

Oui, mais il faudra la remplacer, au moins partiellement, pour réaliser une certaine forme d’isolation phonique entre le rez-de-chaussée et l’étage. J’ai aussi la ferme intention de renforcer l’isolation thermique du mur extérieur.
Me voici dont parti, le cœur léger, à la découverte des isolants verts, naturels ou écologiques. Comme on voudra.

Première (amère) constatation après vingt quatre heures de lecture : ces isolants, pour coller à l’obligation de garantie décennale sont tous traités : ignifugés, hydrofugés, addition d’antifongique, d’insecticide, de raticide…

Il est après tout très possible que je sois un imbécile fini, mais je n’ai pas bien compris l’intérêt d’utiliser un matériau naturel si on est obligé d’y ajouter des sels de bore ou de l’insecticide de synthèse pour pouvoir les utiliser, personnellement, ça me dépasse totalement.
Si quelqu’un peut m’expliquer le pourquoi du comment de cette situation ubuesque, je lui en serai éternellement reconnaissant.
 
 

Bref, comme je me moque comme d’une guigne de la garantie décennale, je remets en quête, cette fois-ci d’un un isolant non traité, hors circuit classique (absence de garantie décennale), mais surtout inoffensif.

Voici ce que j’ai trouvé jusqu’ici :

petite_fleche_bleue Les perles d’argile expansée. Bonne idée, produit sans additif aucun. Deux inconvénients toutefois : performances thermiques nettement en retrait (trois ou quatre fois moindres que les isolants industriels) et surtout beaucoup trop denses : de 350 à 700 kg/m3. Que ce soit en plafond ou en mural, c’est trop pour mon projet. J’oublie.

petite_fleche_bleue Le granulat de liège expansé. Intéressant, sans additif d’après le fabricant. Il y a un fournisseur à moins de deux heures de mon domicile. C’est jouable bien qu’un peu cher ( aux alentours de 200 euros le mètre-cube ).
Un (gros) souci quand même, le fournisseur pointe l’odeur de brulé du produit, pas très réjouissant.

petite_fleche_bleue Il reste le chanvre, légèrement traité ( thermiquement seulement, heureusement ! ) , éventuellement bio. Il y a visiblement un fournisseur en Vendée, c’est évidemment beaucoup trop loin pour moi (800 km). Un ami m’a donné une adresse plus proche, je prospecte. Une inquiétude quand même : c’est un produit combustible d’où la nécessité de prendre des précautions particulières vis à vis des interrupteurs, points lumineuses et boîtes de dérivation.

petite_fleche_bleue Dernière possibilité, comme je n’ai pas vraiment besoin d’une isolation thermique entre les étages, je peux me contenter de créer, en guide d’isolation phonique, une cloison intermédiaire en plaques de plâtre entre les deux étages soutenue par des cornières visées dans mes solives. J’y réfléchis.
Dans ces conditions, reste le problème de l’isolation murale.

 

Voilà pour ma recherche d’isolant, je dois dire que le chantier est un peu bloqué là-dessus !

 

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Responses

  1. Salut, de nombreux isolants sont « combustibles ». Donc il faut toujours prendre des précautions au niveau électrique, même pour ceux qui sont soit-disant traités. Si tu recherche un isolant « bio », il y a les bottes de paille.

    • Bonjour YanoukDesign,

      Jusqu’à présent mon expérience se limitait à la laine de verre ou de roche, peu de problème de ce côté là.

      Je vais probablement utiliser du chanvre brut, j’ai une adresse, il est envisageable que je fasse une double cloison pour parer aux risques d’incendie. Cela améliora en plus les performances de l’isolant.

  2. Enfin tu peux essayer de constituer toi-même un mélange de paille de chanvre et de bouillie de chaux (humide). Par contre, il faut bien laisser sécher avant de fermer et il faut te faire conseiller (ex : chantier participatif) avant la mise en oeuvre.

    • C’est sûr, ce serait une expérience intéressante, mais comme il s’agit de la chambre de mon fiston qui va être un peu à la rue en revenant de son camp de vacances, je vais essayer de faire assez vite.

      En plus, pour un doublage intérieur qui reposera sur un plancher bois, ça me semble un peu trop dense.

      • Ah !, le temps est l’ennemi du bricoleur ! Pour la densité, c’est comme du carton pâte ou un nid de frelon donc finalement très léger mais il faut laisser sécher. Pour ma part, j’ai opté pour la ouate de cellulose, le sel de bore permettant même de tuer les insectes du bois. J’ai trouvé que c’était un bon compromis. Je coupe les plaques aux bonnes dimensions avec un couteau assez long que j’affûte régulièrement.

      • C’est intéressant, finalement cette idée de mélange de paille de chanvre et de chaux.
        Ça met longtemps à sécher ?


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